Manon Réglat-Arzate, judo

PROFIL :

  • Nom : Manon Réglat-Arzate
  • Sport : Judo
  • Club : Club de judo Hakudokan
  • Établissement scolaire : Université de Montréal
  • Programme d’études : Microbiologie et immunologie

 

QUESTIONS RAFALES :

  • Surnom: Manonita
  • Chanson pré-compétition : Playlist spéciale avec musique punchée
  • Repas pré-compétition : Des pâtes
  • Citation préférée : À chaque fois que l’on tombe, on se relève plus fort
  • Rituel en compétition : Je porte toujours le même linge, les mêmes judogis et je mange les mêmes collations

 

Membre de l’équipe nationale de judo dans la catégorie des 57 kg, Manon Réglat-Arzate est passionnée par ce sport, qu’elle pratique depuis l’âge de 5 ans. Possédant déjà une fiche sportive impressionnante, Manon est catégorique lorsqu’il est question de son objectif ultime : gagner un titre international.

 

  • Pourquoi as-tu commencé à pratiquer le judo ?

J’ai commencé le judo à cinq ans, donc c’était plus une décision de mes parents. Ils m’ont inscrite à des cours parascolaires de judo à l’école Stanislas. Depuis que je suis toute petite, j’ai bien aimé ce sport. J’ai maintenant 20 ans donc cela va faire 15 ans que je fais du judo. J’ai ensuite toujours continué le judo, car c’est un sport que j’aime beaucoup, et je dirais même que c’est lui qui m’a choisi et non l’inverse.

 

  • Comment arrives-tu à combiner le sport et les études ?

J’ai été au cégep pendant trois ans, et l’Alliance Sport-études m’a vraiment aidée au niveau de mes horaires d’entrainement afin d’ajuster mes heures d’entrainement avec mes heures de cours. J’ai d’ailleurs fait mon programme en trois ans au lieu de deux ans. Je suis maintenant rendue à l’université. J’ai choisi d’aller à l’Université de Montréal qui ne fait pas partie du programme de l’Alliance Sport-études, donc je verrai comment je serai en mesure d’ajuster le sport et les études.

 

  • Décris-moi une journée typique pour toi.

Se lever, prendre son déjeuner, s’habiller, aller faire une séance de musculation d’une durée de 1h à 1h30 au Complexe du Stade olympique. Par la suite, je vais au cégep faire mes cours, je reviens chez moi, et à 17h30 c’est mon entrainement de judo. Cette séance est d’une durée de deux heures. Ensuite, je rentre chez moi et je fais mes devoirs.

 

  • Combien d’heures passes-tu à l’entrainement par semaine ?

Je fais deux heures d’entrainement le soir, 1h30 le matin, et tout cela fois 5 pour un total de 17h30. Cependant, s’il y a un camp d’entrainement ou une compétition qui s’en vient, on monte la charge d’entrainement donc je m’entraine la fin de semaine aussi.

 

  • Quelle est ta plus grande fierté jusqu’à maintenant dans ton sport ?

Ma plus grande fierté est d’être rendue où j’en suis aujourd’hui avec le parcours que j’ai fait. Je n’ai jamais vraiment été dans un club compétitif. J’ai commencé à l’école au Collège Stanislas, ensuite dans un petit club très récréatif à Victoriaville. C’est vraiment là que j’ai pris le goût pour la compétition. Je me suis ensuite rendue à Terrebonne, aussi dans un club récréatif. J’ai réussi malgré tout à continuer et à me rendre où je suis aujourd’hui, et ce, en partie grâce à mon entourage. Je suis ensuite venue ici, à Montréal, avec Hakudokan, un club ayant vraiment beaucoup d’expérience. C’est là que j’ai su donner la dernière poussée.

 

  • Quel est le plus grand défi auquel tu as dû faire face dans ta carrière ?

Mon plus grand défi a été de faire des choix et des compromis.

Des fois, je me dis que je ne peux pas sortir avec ma famille ou mes amis, et je ne peux pas aller au restaurant la fin de semaine. Donc le défi est vraiment de combiner tout cela et de me dire qu’il y a un temps pour chaque chose.

 

  • Comment gères-tu ton stress en compétition ?

On m’a toujours dit qu’il était mauvais d’arriver en compétition et de ne pas être stressée, donc j’ai toujours un petit stress présent. Je pense que c’est une chose que j’ai toujours bien su gérer. Il ne faut pas que je me mette de pression de la part des autres, je le fais pour moi. Si je me mets en tête que j’ai vraiment bien travaillé et que je suis confiante, les compétitions se déroulent habituellement très bien.

 

  • Comment te gardes-tu motivé après une contre-performance ?

Il est certain que je me dis que ces choses-là arrivent. Cependant, c’est vraiment plus mon entourage qui m’aide dans des situations difficiles et qui me dit que je suis capable de pousser toujours plus fort.

 

  • Qu’elle est ta plus grande inspiration ?

Ma plus grande inspiration est de voir ceux qui s’entrainent deux à trois fois plus fort que moi parce qu’ils veulent aller aux Jeux olympiques. Parfois, quand je m’entraine, je me dis que je ne suis plus capable parce que mon corps ne veut plus, mais quand je les vois continuer après tous leurs entrainements, je me dis que je suis capable d’en donner plus.

 

  • Quel est ton objectif ultime ?

Mon plus grand rêve est d’aller le plus loin que je peux et de me donner à 120% dans chaque combat. J’aimerais gagner un titre international.

 

  • Si le judo n’existait pas, quel autre sport penses-tu que tu pratiquerais ?

Je pense que je ferais de l’équitation, car j’en ai fait quand j’étais plus jeune. Sinon, ça serait un sport plus individuel.

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